Le monde bouge, parfois il tremble. Depuis des millénaires, l’humanité a traversé des bouleversements, des crises, des guerres, des révolutions. Aujourd’hui, les jeunes générations s’inquiètent à juste titre : climat, conflits, incertitudes économiques… La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais elle reste la plus belle chose qui nous anime depuis les premiers pas de l’humanité.
Pourtant, un constat s’impose : de plus en plus
de jeunes ne veulent pas d’enfants. Ils invoquent la peur de l’avenir, la
pression écologique, le droit de disposer de leur corps. Certes, ces arguments
sont compréhensibles dans certaines situations. Mais en faire une idéologie,
est-ce une liberté ou un renoncement ? Vivre pour soi, est-ce une forme
d’égoïsme ou la peur de vivre tout simplement ?
La plus belle chose qu’un humain puisse faire est
de transmettre la vie. Donner la vie, c’est prolonger l’histoire, c’est
perpétuer les combats pour la survie de notre espèce. Les milliards, le
confort, la réussite sociale ne sont que des moyens. Ils ne remplacent pas
l’amour, ni le sens profond de la continuité humaine.
Notre société valorise l’individu, parfois au
détriment du collectif. Les mouvements identitaires, qu’ils soient culturels,
religieux ou liés à l’orientation sexuelle, ont permis des avancées nécessaires
en matière de droits et de reconnaissance. Mais paradoxalement, cette quête de
singularité peut accentuer le repli sur soi. Hétéros d’un côté, LGBT+ de
l’autre, croyants et non-croyants… La fracture sociale s’élargit, et avec elle,
le désir de construire ensemble s’effrite.
Certaines régions du monde continuent à avoir une forte natalité, influencée par la religion, la culture, ou parfois par le manque d’éducation et de protection des femmes. Mais en France, qu’est-ce qui justifie ce refus d’enfant, en dehors des raisons médicales ? Nos vies contemporaines, centrées sur la production, la consommation, la performance, sont-elles devenues stérilisantes ?
Respirer, manger, travailler, payer ses
impôts… Est-ce cela, vivre ? Ou avons-nous oublié que la vie, c’est aussi
transmettre ?
La question est ouverte : voulons-nous être la génération qui aura choisi de ne pas donner la vie ?
Ou celle qui aura redonné
sens à l’avenir en réaffirmant que la plus belle richesse, c’est l’humain ?
By un autre regard sur le monde
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